3 juillet 2004 TOKYO

Toujours du soleil sur tokyo. Nous avons passé la nuit au parc Yoyogi à l'ouset du centre de Tokyo entre les stations de Shibuya et de snhinjuku après avoir pris une douche à l'auberge de jeunesse juste à coté. (voir details techniques). Le premier de ces quartiers est connu pour sa faune. En effet c'est ici que la jeunesse "délurée et lookée" vient s'habiller et se montrer. C'est de la débauche à tous les niveaux, de lumière d'écrans géants et de foule hétériclyte. Quant aux looks, c'est entre autres celui des "Yankees", jeunes à la coiffure volumineusement longue et décolorée, (ce qui sur des cheveux noirs donne un "marron pisseux" ). Les filles, en plus, rajoutent un maquillage très preignant, à la limite du déguisement quand elles se griment en petite chatte (...). Tout ce beau monde squate la rue, assis par terre. Il y a aussi les petites collegiennes en uniforme, les hip hopeurs et d'autres Tokyoites plus simplement vétus...mais tous furieusement armés de leur téléphone portable savament décoré de breloques pendouillantes.

Le quartier de Shinjuku est quant à lui l'image même du japon excessif (ou du moins l'image que l'on en a pour le moment). De la lumière, des jeux d'argents (pachinko) et des salles de jeux videos où la musique est assourdissante et la clim glaciale, des love hotels dans les coins et des buildings impressionnants. Du monde de partout grimpant dans les magazins d'étage, des salary man en quetent de saké qui descendent dans les sous sols, et des cabanes ambulantes pour y boire une bière ou manger un plat de nouille (contrastres)...

Mais Tokyo est impressionnante partout. L'architecture grandiose des buildings high tech a entièrement remplacé les anciens quartiers en bois du vieux Edo. L'urbanisme progressiste à l'americaine, aux rues sans nom qui se coupent en angle droit, aux immeubles boites s'élevant dans les airs, donne l'impression de parcourir une énorme machine robotisée où se seraient perdus les petits cafards humains que nous sommes. L'échelle n'est plus celle de l'homme, il n'est plus la norme. Et pourtant dans dans ce dédale urbain se trouvent encore, coincés sous les lignes de metro aérien, ou dans les petites rues loins des avenues, de minuscules restaurants, où l'on s'installe au comptoire pour manger un bento à base de nouille pour 700 yens.

 

shibuya

Et puis on voit aussi ces porteurs de panneaux, payés pour tenir toute la journée, debout et sous le soleil, des pancartes publicitaires faisant l'annonce de ce que l'on peut trouver dans les étages des immeubles. Car ici il n'y a pas de terrasse, il faut par contre prendre l'ascenceur pour allé boire un verre, se faire couper les cheveux ou encore faire des achats. En ce sens rien ne ressemble à l'europe et encore moins la sympathie, car si chez nous elle fait parfois défaut, ici le service est royal, les gens gentils voire carrément agréables et prets à vous satisfaire par tous les moyens.

Les femmes japonaises sont très élégantes. Elles sont d'une tenue parfaite, et cela s'entend au sens propre comme au figuré. Parfois même cela me semble excessif et parfois c'est tout le contraire chez les jeunes (même si ca ne manque pas d'imagination). Mais c'est aussi pour cette association de raffinement et de débauche que le japon est excepionnel. Rigueur et excés se cottoient, pudeur et provocation, simplicité et outrageuse sur-abonndance....